Situé au sud-est du centre-ville, le Chellah est l’un des sites les plus incontournables du Royaume.
Édifiée 2 500 ans avant Jésus-Christ par les Phéniciens, cette cité baptisée originellement « Sala » est détruite lors d’une guerre menée par Rome contre les Carthaginois. Elle tombe alors aux mains des Romains, qui la renomment « Sala Colonia ».
Au XVème siècle, les Mérinides y bâtissent une vaste nécropole sur les ruines de la cité antique.
La sainte-patronne du lieu, Chams Al-Doha, une esclave chrétienne affranchie, convertie à l’islam et connue sous le nom de Lalla Chellah, y repose auprès de son époux Abou Al-Hassan.
Protégé par une vaste enceinte pourvue de trois portes géantes, le Chellah n’a pas fini de livrer tous ses mystères.
Des fouilles archéologiques récentes ont mis en évidence la présence d’un mammifère qui pourrait bien être un éléphant, tandis que la légende raconte qu’un poisson aux écailles d’or vivrait dans sa source.
En progressant parmi les ruines de la Rome antique et les constructions mérinides délicatement décorées (salle d’ablutions, zaouïa, oratoire, salles funéraires), laissez votre imagination vagabonder et tenter de reconstituer ce puzzle historique.
Si vous êtes amateur de jazz, ne manquez pas le Festival Jazz au Chellah, qui s’y déroule chaque année fin septembre.